L'Albère

L'ALBERA

 

 

Les monuments et sites remarquables

Quelques aperçus photographiques pour vous inciter à voir par vous même :

Saint Martin d'Albère

      

 Église romane, abside semi circulaire, nef voûtée en berceau brisé continu. Porte d'accès au sud avec tympan et linteau monolithes lisses et motif à damiers sur l'archivolte. L'église actuelle pourrait avoir été édifiée fin XIIes ou début XIIIe.

 (réf.G. Malet)    Cliché Laurent Ayats

 

Saint Jean d'Albère

           
Côté sud, on distingue la trace de l'ancienne porte côté nord  

L'intérieur. La partie ouest est médiévale (début du XIes) le voûtement est en berceau légèrement outrepassé. L'arc doubleau et les pilastres ont été préservés.

(réf.G. Malet)

 

La partie est a été refaite à différentes époques, pour agrandir l'édifice, la nef a été allongée, flanquée de deux chapelles et fermée d'une abside. Lorsque l'entrée a été reportée sur le côté nord, au XVIIes, la porte a été réemployée mais montée à l'envers. Ceci a préservé les ferrures traditionnelles. Ainsi le dragon du verrou.

  

 

On trouve au voisinage  de ces fontaines de la vérâtre qui n'est pas spontanée, c'est la seule station du massif des Albères. La plante a été introduite, pour décorer les fontaines, par Manel et s'est ensuite propagée. De même le coscoll (prononcer couscouil, molopospermum peloponnesiacum) a été introduit.
La reina de les fonts, au coll de l'Ullat
 (WGS84 UTM 31T E 0493797 N 4703063 945m)

La sentence s'adressait autant aux douaniers qu'aux contrebandiers, mais des petits cailloux, disposés dans des marques de la fontaine, indiquaient discrètement aux seconds où étaient les premiers et combien ils étaient.

La font d'en Manel, sur le sentier qui monte de Saint Martin au col Fourcat, le chemin traditionnel qui passe par Requesens.
(WGS84 UTM 31T E 0493404 N 4700921 750m)

 

   Le dolmen la balma de na cristiana (Néolithique final, 3500-3000 av.JC). Dolmen à couloir couvert d'une grande table en gneiss. De construction très soignée, dalles équarries, bien jointives, c'est un des plus beaux du département.

On peut s'interroger sur l'origine du nom. Il vient peut être de temps très anciens. La région a été christianisée dès l'époque wisigothique (un siècle et demi avant les Francs). Elle a peu subi la brève occupation par les Maures.  Elle est restée à l'écart des troubles de la Réforme. Des mégalithes, qui étaient sans doute objets de  cultes païens, ont été assimilés (renommés, marqués de croix, par exemple) lors de l'évangélisation, par inculturation.

Position : WGS84 UTM 31T E 0490626 N 4703652 650m

Prendre la D71, côté Saint Jean. Le chemin vers le dolmen est fléché, à gauche un peu avant l'auberge. La montée est caillouteuse, il faut avoir de bonnes chaussures.

  

 

   Au sommet du Puig Sant Cristau. La chapelle, restaurée, sert d'abri aux randonneurs. Derrière on distingue les ruines de ce qui fut une tour ou même un château fort du système de défense et de surveillance du massif. De là on domine toute la plaine du Roussillon jusqu'aux Corbières et on observe  les cols du Perthus et de Panissars.

(WGS84 UTM 31T E 0491004 N 4704387 1015m)

  

 

 

  
Vue depuis le Sant Cristau, les plages du Roussillon et la Méditerranée           cliché Laurent Ayats

 

El Moli : Moulin à eau, en ruine .
 Moulin pour le grain, XVIe - XIXes.

Situé sur la ribera de l'Albera, sous la Font de Santa Maria
 (D71, côté Saint Martin et GR10).

(WGS84 UTM 31T E 0489985 N 4701862 330m)

On voit le débouché du canal par où passait l'eau d'entraînement de la roue. La rivières étant trop irrégulière et pouvant devenir trop impétueuse, le moulin n'était pas installé au fil de l'eau. Il y avait une retenue qui alimentait un canal.

Une meule a été laissée à l'extérieur. La carrière de pierres meulières du Boulou était réputée dans tout le Roussillon.

ref : JP Lacombe Massot, J. TOCABENS  L’Albera 2000 ans d’histoire et plus… P 94.  Editeur : SOURCES (Perpignan), novembre 2000

A l'intérieur, on voit encore la meule courante (placée au dessus), basculée, comme prête à être piquée, et la meule dormante. L'entraînement se faisait par une roue horizontale, situé en dessous, dans le passage du canal, et raccordée à la meule courante par un axe vertical qui traversait le trou percé au centre de la meule dormante.

 

  

Vu depuis Saint Jean, le massif du Canigou (en mars)    cliché Laurent Ayats