L'Albère

L'ALBERA

 

 

 


Saint Martin des Albères

Chasse aux trabucayres

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St Martin des Albères

Chasse aux Voleurs

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Depuis quelque temps, de l'autre côté des Pyrénées tout est sombre, tout est triste : Les habitants des campagnes désertent leurs domiciles.

Des bandes de trabucayres reparaissent, et les grottes les plus sauvages de nos montagnes semblent être recherchées et habitées par ces êtres féroces de la plus pire espèce. La nature semble bouleversée et la mort empreinte partout.

            Le voleur paraît être maître de la situation ; et le volé n'osera bientôt plus se plaindre de peur d'être le lendemain, incendié ou assassiné.

            La séquestration est en ce moment poussée à son  plus haut degré. Elle est horrible. Elle passe de la tyrannie à toutes les horreurs du crime.

Cela exposé

Je puis affirmer que dimanche, vingt quatre février, vers sept heures du soir, un exprès du commandant des somatens d'Espagne, arrivait au Perthus, porteur d'une lettre secrète, qu'il devait remettre à un négociant influent de cette localité, et grand ami du chef des somatens, Mr Fourniols et Massot.

Cette lettre prévenait que des trabucayres s'étaient emparés d'un citoyen très riche, de Flassa, José Vilar y Tomas, qu'ils avaient séquestré sans dire qu'il subissait les tortures les plus cruelles de ces barbares qui ne lui promettaient la liberté que moyennant une rançon de cinquante mille francs.

Cette lettre disait encore que le lundi 25 février, à midi précis, au col Fourcat de St Martin des Albères, un individu venant d'Espagne porterait les 10,000 duros, rançon du séquestré, que les deux délégués des trabucayres, venant du côté de la France devaient percevoir au même endroit et à la même heure.

            La réunion des trois devait avoir lieu à midi précis. Au milieu de toutes ces nouvelles si poignantes et si terribles de vérité, on ne pouvait que s'acharner contre la bande des trabucayres et

 

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