L'Albère

L'ALBERA

 

 

 


 

Le maire

 

L’officier qui porte ce nom durant le Moyen-âge et l’ancien régime est un représentant du seigneur ou du roi. La Révolution va lui donner un autre rôle, délégué de la population, et le faire élire démocratiquement dans les 44 000 communes de la France d’alors. Mais dès 1793 les assemblées municipales élues sont suspendues. En 1800 Bonaparte les rétablit mais les maires sont désormais nommés et soumis à l'étroite tutelle des préfets. Louis-Philippe instaure l’élection des conseils municipaux au suffrage censitaire en 1831 mais ceux-ci ne choisissent toujours pas le premier magistrat de la commune. Pendant une grande partie du XIXe siècle les municipalités restent une simple courroie de transmission du pouvoir.

Sous le Second Empire les républicains comprennent l’importance d’une vraie décentralisation pour la diffusion de leurs idées politiques. La IIIe République s’attache donc à réformer la vie municipale. Les conseils municipaux et les maires sont élus au suffrage universel à partir de 1884. De nouvelles couches de la population entrent ainsi dans la vie politique active. Le maire, officier de l’état-civil, responsable de l’école, met en quelque sorte en musique l'esprit républicain.

Les décisions municipales restent placées sous l’œil vigilant du préfet. Mais le conseil municipal qui par ses délibérations, désormais publiques, doit régler les affaires de la commune, est encouragé à prendre des initiatives. La charge et les responsabilités du maire s’alourdissent si bien que la fonction se professionnalise dès cette époque. La durée moyenne des mandats est alors de 15 ans.

Histoire des maires : De 1789 à 1939 par Jocelyne George

Editeur : Bartillat, 1990, pp285. chez Plon.